Lorsqu’elle chauffe, l’association du propylène glycol et de la glycérine végétale dans l’e-liquide produit la vapeur. Les arômes, quant à eux, donnent à l’e-liquide sa saveur. Enfin, la nicotine peut compléter ce mélange (elle n’est pas forcément présente dans le produit).
Le socle propylène glycol / glycérine végétale

Le mélange de propylène glycol (PG) et de glycérine végétale (VG) représente généralement 90 % à 95 % du volume du flacon.
Plus fluide, le PG transporte les arômes et accentue la sensation de nicotine dans la gorge. Il accompagne souvent l’inhalation indirecte, dite MTL. Vous gardez alors la vapeur en bouche avant de l’aspirer dans les poumons, un geste courant lorsque vous débutez avec les pods.
Plus épaisse, la VG, quant à elle, produit beaucoup de vapeur. Elle accompagne l’inhalation directe, dite DL : vous l’aspirez directement dans les poumons. Les liquides riches en VG peuvent encrasser rapidement les résistances, ces pièces chauffantes, surtout en présence d’agents sucrants.
Si, sur l’étiquette du produit, vous lisez 50/50, cela signifie que l’e-liquide contient autant de PG que de VG, tandis que 65/35 veut dire qu’il y a plus de PG que de VG. Si la mention est 30/70, il y a une majorité de VG. Sur les flacons de cette gamme de liquides pour cigarette électronique, vous pouvez lire soit 50/50, soit 65/35. Pour débuter en pod, le 50/50 convient très bien. Les liquides riches en VG sont pour les fumeurs expérimentés qui maîtrisent l’inhalation directe.
Nicotine et arômes

Dans l’e-liquide, vous trouverez de la nicotine classique, dite « libre », ou des sels de nicotine. Ces derniers sont obtenus en ajoutant un acide à la nicotine classique. Ces sels irritent moins la gorge. En France, le plafond légal pour ce composant est de 20 milligrammes par millilitre. Les arômes donnent leur goût aux liquides. Vigilance toutefois : l’usage alimentaire de ces arômes ne prouve pas leur innocuité lorsqu’ils sont inhalés. Les règles européennes transposées en France interdisent l’intégration dans les liquides nicotinés de vitamines, dont l’acétate de vitamine E, et d’additifs colorant les émissions. Elles prohibent également les substances CMR dans la mesure où ces dernières provoquent des cancers, altèrent les gènes humains et rendent la reproduction difficile. Enfin, un e-liquide qui respecte la norme AFNOR XP D90-300-2 ne contient pas de diacétyle, un arôme au goût beurré. Cette norme, suivie volontairement par des fabricants français, n’est pas une interdiction légale.
Ce qu’on n’y trouve pas

Pendant le vapotage, le liquide chauffe sans brûler. Cette absence de combustion évite la production de goudrons et de monoxyde de carbone qui sont présents dans la fumée du tabac. Cette différence explique qu’une partie des risques pour la santé auxquels expose la cigarette soit écartée avec les pods. Pour autant, moins nocif ne signifie pas inoffensif. Le chauffage du liquide peut produire des substances irritantes. L’usage de la cigarette électronique étant récent, ses effets sur la santé du vapoteur après plusieurs décennies d’utilisation ne sont pas encore connus. Dernier point, sous le flacon figure une DDM, ou date de durabilité minimale. Les marques la fixent souvent entre 18 et 24 mois après fabrication. Cette date vous renseigne sur la durée de conservation du goût. Passé cette date, les arômes s’atténuent généralement. En clair, il ne s’agit pas d’une date de péremption.





